Et finalement, démissionner de l'éducation nationale

Il faut se faire une raison, le métier de professeur des écoles n'est pas pour moi. Je démissionne de l'éducation nationale.

J'étais ravie de changer de cycle et d'aller en maternelle...eh ben...j'aurai du me méfier...

Être dans l'établissement scolaire de son PEMF (professeur des écoles maître formateur), c'est tout gagnant. On espère pouvoir parler plus facilement de nos problèmes de gestion de création de séquences. Force fut de constater que ça n'a pas été le cas. Ces bestioles sont toujours occupées, n'ont pas le temps. Et pendant ce temps vous ramez et surtout vous découvrez un matin en regardant vos 30 bébés-élèves que : "Putain ! Mais qu'est-ce que je fais là ? Ce n'est pas moi, ça."

Ce n'est pas moi.

Je n'ai pas pensé "ce n'est pas pour moi" mais bien "ce n'est pas moi". La différence est minime, je vous l'accorde mais elle est là. Dans la première phrase, des aménagements peuvent éventuellement être apportés pour aider. Dans la deuxième, rien n'y fera. Pour oser une comparaison, dans le premier cas, on adapte le dosage d'un traitement pour qu'il passe mieux et agisse. Dans le second on le stop pour éviter de se retrouver à partir les pieds devant.
Au final, même avec plus d'aide, j'aurai fini par partir. Déjà, dans ma classe de CE2 je me disais d'attendre la maternelle pour me décider. Déjà, une lassitude se faisait sentir. Être lasse dans son métier d'enseignant à peine deux mois après avoir commencé...là encore, j'aurai du me méfier.

Dans un monde parfait, l'accompagnement de l'ESPE (École supérieure du professorat et de l'éducation) serait plus adapté et nous permettrai de mieux comprendre là où on met nos pieds et déconstruirai bien vite cette image d'épinal que beaucoup de professeurs stagiaires ont de l'école. Vous savez, celle de certains clichés de Robert Doisneau :


Mais non, ce n'est pas le cas.
Histoire de couronner le tout, la formation est pour le moins ubuesque...Le cours "Pratique de la classe" se tiendra au second semestre. Sachant que tout se joue les premières minutes pour que l'enseignant s'impose (et en impose) aux élèves, mettre en place ce cours au second semestre est donc tout à fait normal. Il semblerait cependant que sur ce point toutes les ESPE ne sont pas logées à la même enseigne et que certaines pratiquent une vraie formation même pour ceux qui n'ont pas fait de Master 1.
Mme Vallaud-Belkacem (et tes successeurs) si tu passes par là : va falloir vraiment repenser cette formation. Soit dit au passage même les enseignants aguerris comme Lucien Marboeuf, auteur du blog l'inst'humeur, le disent...

Enfin...C'est comme ça...Au moins, j'ai essayé et découvert que le monde de l'éducation nationale n'est pas pour moi. Je m'oriente d'ores et déjà vers d'autres voies, d'autres chemins et l'un d'eux m'oblige (un peu) à mettre mon blog sur les réseaux sociaux. Du coup, remise à jour des comptes twitter et pinterest, création de la page facebook du blog. Par contre, vous m'excuserez, si je veux garder un minimum de vie sociale et familiale et surtout garder du temps pour ma formation je n'ouvre pas de compte Instagram et snapchat.

Et vous ? Avez-vous choisi de vous reconvertir et cela s'est-il bien passé ?

Retour sur les premiers mois mouvementés d'une professeur des écoles stagiaire

Qu'on se le dise, la vie d'une professeur des écoles stagiaire n'est pas de tout repos.
Car, oui, depuis septembre, j'ai troqué mon tablier de vendeuse contre une blouse d'enseignante. L'année 2015-2016 fut intense en terme de travail à abattre pour le concours du CRPE. L'année 2016-2017 ne s'annonce pas plus facile...

Ma première période fut donc mouvementée, avec des hauts et surtout des bas....Catapultée dans une classe de CE2 en RRS (réseau réussite scolaire), pour faire plus simple : en ZEP.
On m'avait prévenue lors de ma première visite de l'école : "On a que 20 élèves par classe mais c'est suffisant vu les profils..." On s'imagine alors révolutionnant le monde de l'éducation, faisant sortir les élèves de leur difficultés, utilisant telle ou telle pédagogie...
Force fut de constater que j'étais dans l'erreur...

Sur 20 élèves : un maintenu (comprendre redoublant) qui a décidé qu'il serait encore en CE2 l'an prochain, un CLIS, une élève à haut potentiel (comprendre précoce), quelques enfant-rois qui refusent toutes formes autorités et qui n'hésitent pas à se rouler par terre en hurlant quand on les contrarie, d'autres qui ont tellement de problèmes personnels qu'ils n'arrivent pas à se concentrer...au final, il ne reste pas beaucoup d'élèves classiques...
Quelle idée de confronter des professeurs des écoles stagiaires, des débutants, des bébés profs à des élèves si atypiques...Oui, on y sera tous confronter un jour. Mais pour débuter, c'est violent !

Alors on sert les dents et les fesses et on y va ! On y croit, il y a quelques choses à en tirer. Si je survis à ça, je survivrai à tout !
Mais voilà, je n'ai pas survécu...J'ai perdu 6kg en sept semaines (plus efficace que la bonne vieille gastro), je pleurais tous les soirs, je ne dormais plus. Bref, j'étais en dépression.
Lors de la deuxième visite de mon tuteur, j'ai pleuré, incapable de d'arrêter ce flot de larmes, de reprendre ma classe, cette classe qui me fait vivre l'enfer sur terre...
Une seule chose me venait à l'esprit : la démission. La fuite semblait la seule option.


Partir loin, les laisser dans leurs problèmes. Les abandonner et les oublier.
Les vacances étaient là, à portée de main. Tenir était impossible. Mon médecin accepta de me faire un arrêt pour les deux jours qui restaient.
Après une semaine de repos, j'en étais arrivée à la conclusion que je n'avais pas le choix : je devais y retourner. Même avec la boule au ventre, les tremblements et les angoisses. Alors, j'ai pris mon courage. J'ai allumé mon ordinateur et j'ai préparé ma rentrée, les séquences et séances, des maths, du français, de l'anglais...
La rentrée arriva. Le stress était toujours présent plus prégnant que jamais.

La toute première semaine de Novembre fini de m'achever : je ne peux pas. Ma santé avant tout. J'arrête à la fin de la période, le temps d'écrire ma lettre de démission et de me retourner, de trouver un autre emploi.
La deuxième semaine commença comme la première jusqu'au lundi 8h10 :

"Prend tes affaires, tu changes d'école. Je t’emmène en maternelle dans une autre école."
Parole salvatrice de mon directeur.
Nous avons tous été surpris de cette décision émanant des hautes sphères, personne de prévenu avant lundi 8h. Un seul mot m'est venu :

Champagne !! 


Me voici donc maitresse en moyenne section depuis lundi dernier. 
30 bébés élèves pour une bébé prof. 
30 petits élèves sans problèmes (ou presque). 
30 bambins pendus à mes lèvres quand je lis une histoire.
A moi maintenant de tenir le cap. Une deuxième chance m'a été offerte, je l'ai prise avec joie. Je revis, mange, dors.
Je refais des préparations de cours sans me dire "A quoi bon...ils vont tout me flinguer en 2 minutes".

Merci aux personnes qui ont vu, entendu et écouté ma détresse et qui ont fait en sorte de me donner cette seconde chance.

Merci Madame L.

Le bujo ou comment ne pas s'éparpiller

Adepte des listes ? Addict du "on verra ça demain" ? Victime du "trop de trucs à faire, j'suis pas libre" ? Il existe une solution : le bujo ! ou Bullet-journal.

Kécécé ? 

Tout simplement un joli carnet dans lequel on note au quotidien ce qu'il a à faire de façon annuelle, mensuelle, hebdomadaire et quotidienne. 

Prenons par étape.
D'abord le carnet pour rédiger un bujo :

carnet bujo
(il est beau mon carnet pour mon bujo)

Il est toujours plus plaisant de travailler sur un bel outil que sur un torchon, donc, on se fait plaisir ! Ne vous ruinez pas non plus ! Rien n'empêche d'utiliser un carnet ultra-classique pour le transformer en bujo ultra-cute en étant un peu créatif.
En plus du beau support pour votre bujo, munissez-vous aussi de quelques outils :

masking tape et stylo

Quelques rubans de masking-tape, des stylo de toutes les couleurs et la main d'un bébé...euh...non...ça c'est pas vraiment utile ^^

Une fois que vous avez tout réuni, il vous reste deux choses à faire :
1) Lire l'article de Sohohana qui explique comment bien débuter
2) Laisser parler votre créativité

Ce bujo est le votre ! mets-y tout ce que vous voulez ! 
Restez simple si ça vous suffit, exploitez les listes et les trackers à tout va si ça vous plaît !

Les listes sont utiles comme mémo ou comme défi : liste de cadeau pour noël ou suivi de défi lecture, peinture, décor de bujo, etc.
 (exemple de liste)
Les trackers sont bien sympa pour noter l'avancé d'un projet, d'une routine, d'une remise en forme.
J'aimerai bien faire des trackers aussi, mais je ne sais pas trop lequel faire. J'en ai vu un pour les tâches importantes avec trois petites cases à colorier selon l'avancement (du type déblayage / premier jet, rédaction / production, finalisation). J'ai tenté avec des tâches de type aspirateur, poussière, linge et j'ai eu l'impression d'être que dans le ménage quand je suis chez moi...

(exemple de trackers)

Quelques pages de bullet-journal : (comme mon bujo mélange travail et perso (voir ultra-perso), je ne vous montre que deux pages) :

calendex bullet journal
(la double page mensuelle : les dates importantes et la to-do list)

(liste de billet pour le blog, j'ai une liste aussi pour le travail et les lectures)

J'ai commencé depuis Juillet, arrêté durant le marathon de fin-septembre mi-octobre et repris début novembre bien comme il faut. Force est de constater qu'écrire au quotidien ce que l'on a faire aide à s'en souvenir et quand on voit qu'une tâche est désespérément remise au lendemain on fini par la réaliser histoire d'en être débarrassée !
J'y ai gagné du temps (ça se voit, je suis sur mon blog ! Youhou!) et moins de coup de stress. Le travail est plus anticipé et mieux planifié. Je sais que je ne peux quasiment rien faire les lundi et mardi : exit les surcharges de ces jours et reports sur les mercredis, jeudis, vendredis. 
OR-GA-NI-SA-TION !! Mieux organisée, plus zen, reste à s'y tenir pour voir sur plus long terme.

Et vous ? Bujo ou pas ? Comment organisez-vous votre quotidien perso ou boulot ?

On reprend du service dans un nouveau terrier

Après presque 18 mois d'arrêt du joyeux bazar qu'était le monde de Didi, écrire des nullités me manquait.

Ecrire sur rien, sur tout, donner mon avis, râler, raconter des trucs sérieux, dire des bêtises, etc

Cependant, pour ça, le changement de nom s'imposait : Amandine n'est plus fille unique. Le Titi, plus connu sous le nom de Tristan, nous a rejoint en Mars 2015. Garder le nom "le monde de Didi" n'avait plus de sens et continuer sous le nom de "le monde de Didi et Titi" bof bof...La sorcière et le chevalier* ? Bof bof aussi

J'ai tenté des blogs thématiques (écolo/zéro déchets et reconversion), mais sans grand intérêt et l'envie d'y écrire n'y était pas car le côté fourre-tout me manquait.

Du coup, je repars sur ce qui me plaisait au début : c'est mon blog, j'y met ce que je veux.
Et tant qu'à repartir sur ce que je faisais, je vais également blogguer à l'ancienne : point de facebook associé. Je ne lis pas les blogs via Facebook, je lis des articles de-ci de-là, rien de bien trépidant et lorsque je veux y revenir, je ne le retrouve pas...J'ai donc ressorti également mon compte netvibes
(à  l'ancienne je vous dis). Mais c'est vrai : c'est dans les vieux pots qu'on fait les bonnes soupes.

Alors on chausse ses lunettes et c'est reparti pour un tour !!


*le nom des enfants ont été choisi en suivant des règles, l'une d'elle était "le lien avec la littérature" : Amandine et Tristan)